
1973 - N° 1 - Avril
Editorial
Le comité du Syndicat d'Initiative et de Tourisme de la vallée de la Molignée a le plaisir de vous présenter le premier numéro de son journal,
il se nomme "LE MOLIGNARD"
il est né à Maredret le 2 février 1973.
Heureux d'être né dans la vallée de la Molignée "le plus beau bout de sol ; riche en histoires, en légendes... si accueillant", je dis déjà toute ma gratitude :
à mes Parents, du S. I. Molignée qui m'ont donné naissance.
à vous, chers lecteurs, qui m'ouvrez les bras.
aux commerçants, qui me nourrissent et me canalisent vers vous.
Malgré mon jeune âge et prétentieux, je promets :
de vous retrouver 4 fois l'an : en avril - juin - août - décembre ;
de collecter pour vous les informations régionales dignes de votre intérêt ;
d'animer l'équipe de rédaction. Qu'elle médite, cogite et imagine pour vous les meilleurs sujets ;
de vous rapporter : l'histoire de notre région - les projets et moyens économiques nouveaux - les poèmes et farces dont vous parlerez - le calendrier et le programme des festivités locales - les meilleurs adresses pour vos achats - les reportages d'activités folkloriques...
Mon esprit avide de simplicité, de vérité et de sincérité aspire à "L'ECHANGE" entre les lecteurs et les rédacteurs. Alors écrivez-moi ou venez me voir ! A quel sujet pensez-vous ! Communiquez-moi vos joies, vos difficultés, vos projets... nous vous aiderons. Et déjà, je frétille en songeant à notre épanouissement !
Les Administrateurs du S. I. Molignée m'ont éduqué ainsi et comme eux,
je suis bien vôtre,
le molignard.
SYNDICAT D'INITIATIVE ET DE TOURISME DE LA MOLIGNEE
Président : Jean COBUT, Rue Par delà l'Eau 5643 SOSOYE - Tél. 082/693.57
Secrétaire : Michel LEONARD, "La Forge" 5622 FALAEN - Tél. 082/691.36
Trésorier : Jean FIVET, Rue du Centre 51 5643 SOSOYE - Tél. 082/692.42
C.C.P. 411 de la S.G.B. de Charleroi pour le compte 45.262 du Syndicat d'Initiative et de Tourisme de la Molignée A.S.B.L.
Editeurs responsables : Adolphe JADOT, Rue du Centre 56 5643 SOSOYE - Tél. 082/692.47
Michel LEONARD, "Les Marronniers" Warnant, 5198 ANHEE - Tél. 082/613.34
Publicité : Jules PIRON, Rue de la Cour 104 5643 SOSOYE - Tél. 082/693.14
Publicité à insérer dans notre numéro de juillet. Les demandes doivent nous parvenir pour le 15 JUIN au plus tard.
Photographies : Fabrice FIVET, Rue du Centre 51, 5643 SOSOYE.
Courrier à adresser : "Le Molignard" Rue du Centre 56, 5643 SOSOYE.
Nous souhaitons vivement recevoir les idées et les suggestions des Jeunes.
Nous demandons d'être informés des programmes de festivités et des événements marquants de tous nos villages.
Que les Vieux tentent de rassembler leurs souvenirs d'il y a 60, 70, 80 et 90 ans, qu'ils nous fassent revivre le folklore de leur "Belle époque".
Voor de Vlamingen die in onze streek gehuisvest zijn.
We hadden een Nederlandstalige aangevraagd ons een typisch Vlaams woordje te willen opstellen. Wegens onvoorziene omstandigheden, heeft zijn aantwoord ons niet kunnen bereiken. Voor het volgende nummer (juli), verzoeken we hartelijk de Vlamingen van onze streek ons een teks in hun eigen taal te laten geworden. B.v. over de streek waar ze gegroid hebben, hoe ze zich in ons milieu gewend hebben enz... We zijn bereid hun tekst te publiceren.
POLES D'ATTRACTION
ANTHEE
Le Flavion, le Ruisseau de Morville, le Ruisseau de Féron à Miavoye, coulant aux confins d'Anthée et d'Hastière-Lavaux (Très nombreux gués).
Eglise de Style roman très remarquable.
Cimetière mérovingien.
Ses châteaux d'Ostemerée, de Fontaine, de Miavoye et des Forges.
Ancienne villa romaine au milieu d'un site champêtre remarquable.
Il y a cent ans, furent découverts d'anciens souvenirs des premiers siècles (bronze, fer, ivoire, terre cuite, verre, armes, bijoux, etc...).
Ses étangs.
Le long du Flavion et du Féron des coins charmants sont à découvrir.
Sa Maison de Vacances à l'ancien château des Forges.
Ses Equipes de Balle-Pelote d'Anthée et de Miavoye.
Sa route "Charlemagne".
BIESMEREE
La Molignée ou le Ruisseau de Stave ou le Ruisseau de Floye ou le Ruisseau de Biesmerée.
Sa nouvelle Eglise qui sera inaugurée le 29 avril 1943.
Sa Marche Saint-Pierre.
Ses carrières de calcaire et de schiste.
Sa salle Marlet.
Le Cercle Saint-Pierre.
Sa "Passion".
Sa "Fourmillière".
Ses Majorettes.
Son Amicale de l'âge d'or.
Son équipe de Football : Entente Sportive de Biesmerée.
Ses Moulins de Vaux et de l'Agnelée.
Ses Grands Feux. Celui de cette année a connu un très vif succès.
Bibliographie : Jules FIVEZ : Istwêre di Bièmeréye èt di 22 viladjes d'avaurci (1971). Ecrit dans un wallon truculent bien de chez nous. Préface par le R. P Béda RIGAUX, Professeur à l'Université d'Lovin, Espèrt au Concile "Vatican II". Extraits : Lès Martchands aus-uch.
Di ç'timps-là, i gn'aveut dès vindeûs di stofes di totes les sôtes. Dès cossonerèsses qu'achetint dès-ous, dès pouyètes, dès cokias, des vis coqs èt pouyes. Dès ôtes martchands qui v'nint achetè lès pias d'lapins, dis bèrbis èt d'gates. I gn'aveut ossi dès vindeûs d'fromadjes èt min.me di s'minces di totes sôtes. Il n'faut nin rouvyi non pus lès chârlatans qui v'nint d'ssu ène tchèrète avou lunk ou deûs musucyins qui foutint ène vîye di tos les diâles pou-z-atirè les djins. Ils vindint di totes sôtes di r'médes qui, si n'rifyint nin lès malades, ni fyint tot l'min - me pont d'twart. Il gn'aveut co lès-aracheûs d'dints, èt ossi dès martchands d'lunètes qui fyint saye les lunètes jusqu'au momint qui les djins trouvint qu'ils vèyint clér. Ni rioz nin. C'è-st-insi qui ça s'passeut i gn-a sèptante ans...
BIOUL
Le Burnot, le Ruisseau de Bioul, le Ruisseau de Banze, le Wez du Mont.
Son Eglise de 1845. Fonds baptismaux et tombeaux du 15e siècle.
Son Château et son ravissant parc Vaxelaire.
Ses carrières, ses sablières.
Ses admirables lotissements de Mossia, des Grands Tilleuls et de la Haute-Bise.
Son Point de vue sur la route de Rouillon (250 mètres) aux Grands Tilleuls.
Ses étangs.
Sa Pédale Biouloise.
Son cadran solaire.
Sa proximité du Château et des Jardins d'Annevoie.
Son cimetière franc.
Son monument aux Prisonniers de guerre.
Son Château de Neffe.
Ses équipes de Football.
Son équipe de Balle-Pelote.
Ses Bois de Ronquières, du Bois Brûlé, de Neffe et du Fond des Vaux.
Sa librairie.
Son Cercle Horticole.
Son Cercle apicole.
Ses expositions de "Petit élevage".
Ses Fermes de Bruant et Gèrlin.
WEILLEN
Le Flavion, le Ruisseau de Ftroule, le Ruisseau du Grand Bon Dieu.
Eglise datant du siècle dernier marquée D.O.M.
Son château.
Ses Fermes, du Château, de Froule, de Flun, de la Taille.
Sa Chaussée Romaine (Bavay à Trèves).
Ses promenades dans des sites sauvages du Flavion, de Serville à Weillen et de Flun au Moulin des Hayettes et les ruines de Montaigle. Promenade le long du Ftroule de la Ferme et à travers le bois du même nom.
Anciennes sablières.
Ses Bois de Faya, de Ftroule, de Loumont, de la Lovère, d'Hé et de Weillen.
Ses terrains de camping.
ROSEE
Le Ruisseau du Fond des Neujis issu du Bois de Rosée.
Le Ruisseau Saint-Michel issu du Bois de Bruyères.
Le Ruisseau de Rosée ou du Fourneau, le Ruisseau des Prailes et le Ruisseau de la Fontaine alimentant tous les trois l'étang du Château de Rosée-Centre. Des Rus issus de la Croix des Dames et du "Blanc Bois" se jettant dans l'Hermeton.
Eglise.
Ses Châteaux du Centre du Village et du Bois de Rosée.
Sa route "Charlemagne".
Ses relais gastronomiques.
Une partie de l'aérodrome militaire sur son territoire.
Ses Fermes du Blanc Bos, de la Croix des Dames, de Jusaine, du Château de la Fontaine Saint-Remy, des Sept Bonniers.
Ses étangs.
Son équipe de Balle-Pelote.
Ses équipes de Tennis de Table.
Sa fanfare communale.
Sa chorale "l'Alouette".
Rédigé par A. JADOT
FURNAUX
La Molignée qui, paraît-il, reçoit véritablement son nom dès son entrée sur le territoire de Furnaux.
Le Ruisseau de Furnaux issu de la Fontaine.
Le Ruisseau ASOY venant du Bois Bouillot (son nom provient du mot rasoir, car son eau est tranchante comme le fil d'un rasoir).
Le Ruisseau du Pré-aux-Saules.
Eglise renfermant des Fonds Baptismaux des 11e et 12e siècles, uniques au Monde. Statue de Sainte-Anne Pleureuse appelée en wallon Sinte-Brèyaude qu'on vient implorer pour les petits enfants qui ne cessent de pleurer.
Son étang de pêche qui sera ouvert sous peu.
Son Moulin.
Son "Tourniquet".
Ses Cressonnières.
Son "Gros Tilleul" appelé Tchabotte dà Sint-Nicolas, vieux de 7 à 800 ans.
Ferme du Château et des Français.
Sa Fanfare Royale Saint-Hubert.
Son équipe de Balle-Pelote.
Ses Promenades dans les Bois de Chaumont.
Son Point de vue sur les hauteurs de Gossimont.
Sa Pédale fenaloise.
MORVILLE
Le Flavion. Le Ruisseau issu de l'ancienne gare du tram se jetant dans le Flavion près du Château des Forges d'Anthée. De nombreux Rus dans le Bois de Dave se jetant dans l'Hermeton. Le Ruisseau du Féron issu de la Ferme du Bois du Bailli avec de nombreux affluents.
Eglise et Temple.
Son équipe de Football.
Son équipe de Balle-Pelote.
Ses Fermes du Bois du Bailli, de la Taille.
Ses vastes étendues de Forêts.
Sa route "Charlemagne".
HAUT-LE-WASTIA
La Molignée, le Ruisseau de Mossia rejoignant la Molignée à Moulins-Warnant. Le Ruisseau d'Oret rejoignant la Molignée près d'une très ancienne Forge à mi-chemin entre les "Marronnniers" et le Château de Moulins.
Son Eglise.
Son champ de bataille de mai 1940 et son Monument aux Morts de l'Armée Française aux lignes très pures.
Son merveilleux Point de vue (altitude 203) situé près du Monument français d'où l'on peut découvrir SALET, les deux Tours de l'Abbaye de Maredsous, la Tour de l'Abbaye de Maredret, le Château du Chenois, les Hauteurs de Sosoye (son vignoble), les Hauteurs de Warnant (ferme de Hèneûmont), Evrehailles.
Son vaste plateau battu par les vents.
Ses carrières de calcaire et de terre plastique.
Sa place communale le long des gorges du Ruisseau de Mossia.
Ses alentours des ruines du Château-Fort de Montaigle avec des Grottes. Site très accidenté, boisé et très sauvage.
Ses Bois de Foy, de la Saute, du Tiène des Morts, de la Creûte.
Son équipe de Balle-Pelote.
CORENNE
Le Flavion prend sa source à Corennes en amont de la Fontaine Saint-Quentin. Le Ruisseau de Louchenée venant du Bois de la Sayette et de l'aérodrome militaire. Le Ruisseau Saint-Michel part de "La Clairière" de Rosée, puis passe par Juzaine et vient se jeter dans le Flavion à la limite entre Corennes et Flavion. Le Ruisseau des Cerfontaines se forme au Bois de Lômerée puis va se jeter dans les étangs de Behoude (sur Flavion).
Eglise : 1888.
Sa Fontaine Saint-Quentin.
Sa Maison de Jeunes récemment inaugurée.
Ses Bois de St-Jean,Barondia, Lômerée de Corennes.
Son Point du Jour.
L'Aérodrome militaire couvre à peu près 1/12e de sa superficie.
Son Chemin de Dinant (ancienne voie romaine).
Son équipe de Football.
Son équipe de Balle-Pelote.
STAVE
La Molignée où le Ruisseau de Stave prend sa source à Stave, ou encore le Ruisseau du Pré des Wez. Le Ruisseau de Seuli et le Ruisseau des Seluseaux.
Eglise du siècle dernier.
Son Château Franc-Douaire incendié en août 1914 par les Allemands.
Son Auberge de Jeunesse : "LES HEURES SAINES".
Son Grand Feu.
Ses Fermes du Château, du Pays du Roi, d'Aulne, du Moulin, de Stavesoul, de Longnia, de Potia, de Longchamps.
Son ancienne fanfare "Le Réveil", aujourd'hui dissoute.
Ses étangs de Cornelle, d'Aulne, du Château et du Moulin (pêche).
Ses Marlières.
Son terrain de camping.
Ses promenades à travers bois (Sayette, Ouchenée, Allous, Longnia).
Son équipe de Balle-Pelote.
Son Club de JUDO.
Son équipe de Tennis de Table - Dames (en tête du classement) accédera l'an prochain en Division I Nationale.
Ses équipes masculines de Tennis de table. Divisions III B et V B.
Bibliographie : Raymond TIRIONS a fait paraître de nombreux articles dans "Le Guetteur Wallon" et dans "Florinus", notamment :
L'industrie du fer à Stave.
La Seigneurie de Vaux-lez-Stave.
Le Franc-Douaire de Stave.
Toponymie de Stave.
Monseigneur de Berloz, 13e évêque de Namur.
Le Comte de Nassau, archidiacre de Famenne.
Les essarts de Cornelle.
Cornelle, fief de l'Abbaye St-Jean-Baptiste de Florennes.
La ferme d'Aulne.
La ferme de Stavesoul.
En préparation :
Vingt siècles d'agriculture à Stave.
SALET
La Molignée, le Ruisseau du Warcha, le Ruisseau issu du Bois Brûlé.
Son Eglise.
Son ruisseau du Bois Brûlé : vallée boisée accidentée longeant l'ancienne assiette du tram Warnant-Bioul et rejoignant la Molignée à la Villa des Lapins. Ressemble à la vallée du Ninglinspo (vallée au départ de Vert-Buisson au Sud de Spa rejoignant Nonceveux sur l'Amblève, très accidentée, boisée, parsemée de détours, de cascatelles, de cuves).
Son importante Colonie italienne parfaitement intégrée à la population autochtone.
Sa cantine italienne.
Son Point de vue (altitude de 210 mètres) situé près de l'Eglise.
Son plateau battu par les vents.
Ses carrières.
Ses campagnes boisées vers Sosoye, Warnant, Bioul, Foy et Denée.
Sa ferme.
Son équipe de Balle-Pelote.
GERIN
Le Flavion, le Ruisseau issu du plateau de Clinchamp.
Eglise datant du siècle dernier.
Nombreux gués sur le Flavion.
Sa Roche du Curé.
Ses ravissants coins des Plantes, de Conreux et du Fond de Bettenée. Chemin très pittoresque de Gérin à Weillen.
Son équipe de Basket-Ball. Division II B provinciale classée deuxième sur 12.
Son équipe de Basket-Ball. Réserve Div. II classée cinquième sur 12.
Sa route "Charlemagne".
Ses Antiquités.
Bibliographie :
L'Entre-Sambre-et-Meuse, c'est notre Provence. 150 F. Editions du Brabant Wallon. (Nombreux dessins à la plume de Monuments,
Châteaux et Lieux touristiques).
ERMETON-SUR-BIERT
La Molignée, le Behoude.
Son Eglise qui sonne les heures.
Son Monastère de Dames Bénédictines, doté d'une Hôtellerie.
Ses Moulins.
Son Château Boulvin.
Sa Fanfare "Royale" Saint-Henri.
Son équipe de Football "Molignée Sport".
Ses régions sauvages du Germanceau et des Biert.
Son Atelier de reliure artisanal.
Ses fermes de Stache, de la Laiterie,de Behoude, de la Vigelotte, du Beauchêne, de la Basse-aux-Poissons, de la Motte.
Ses étangs.
Son Histoire audio-visuelle - 3 heures - 450 dias en couleurs.
Son point de vue du Château d'eau.
Son équipe de Balle-Pelote.
Son groupe de Scouts.
DENEE
La Molignée, le Ru de Denée, le Ru de Maharenne.
Eglise de 1849.
Abbaye de Moines Bénédictins (1872) doté d'une Hôtellerie ;
d'un Centre d'Accueil ;
d'une Librairie ;
d'un Atelier d'Art.
Moulin sur le Ru de Denée.
Ses Châteaux, de Montpellier, de Maredsous, de Maharenne.
Ses Carrières.
Ses relais gastronomiques.
Un ancien moulin sur la Molignée transformé en Auberge de Jeunesse.
Ses sentiers touristiques.
Sa pisciculture.
Ses cressonnières.
Son fromage et sa Bière de Mardesous.
Ses terrains de camping.
Ses installations permanentes pour vacanciers.
Son bassin de natation.
1973 Année des Abbayes.
Jumelé avec Denée en Maine et Loire (France).
Sa Fanfare "Royale" Sainte-Barbe.
Ses Majorettes.
Ses courses hippiques.
Ses Fermes du Château, du Moulin, des Béguines, de Maredsous et de Maharenne.
Son équipe de Football.
Son équipe de Balle-Pelote.
Bibliographie : F. de MONTPELLIER D'ANNEVOIE : La Seigneurie Liégeoise de Denée (1952).
Dom Ursmer BERLIERE. Terres et Seigneuries de Maredsous et de Maharenne. Edts de Maredsous. 135 F.
FALAEN
La Molignée, le Flavion, le Brou, le Ru de Chertin et la Basse-aux-Poissons.
Son Eglise (1847).
Son Château-Ferme. Musée d'exposition de la faune et de la Flore locales.
Ses ruines de Montaigle, ancien Château-Fort (1300).
Ses "Amis de Montaigle".
Ses Châteaux de Marteau, de Montaigle et du Chenois.
Sa Tombe du Franc.
Ses terrains de camping.
Ses relais gastronomiques.
Ses hôtels.
Son étang de pêche à la truite et aux écrevisses.
Son moulin des Hayettes.
Son bassin de natation.
Sa région sauvage de Chertin et des Biert.
Sa promenade le long du Flavion.
Ses Majorettes.
Ses fermes de Foy, du Marteau, de Bellevue, du Chenois.
Son équipe de Balle-Pelote.
Sa librairie.
Bibliographie :
Dom Thomas-Jean DELFORGE : Falaën en son histoire. Edts de Maredsous. 75 F. (En vente au Syndicat d'Initiative à Maredret et à
Falaën). Sorti de presse en 1973.
Dans ce livre, vous trouverez le sens des mots, les Hommes de la pierre, l'heure des moines, la gloire de Montaigle, la vie quotidienne
au temps jadis, les Seigneuries modernes, l'Eglise de Falaën et Falaën aujourd'hui.
Brochure du Syndicat d'Initiative de la Molignée :
Histoire du Château-Fort de Montaigle et de son Fantôme. Le Baron Feuillen de Coppin de Falaën, Membre du Gouvernement
provisoire en 1830. 20 F.
SOSOYE
La Molignée, le Ru du Chenois, le Ru de Chertin et de Basse-aux-Poissons.
Eglise bâtie en 1764. Choeur avec anciennes stalles.
Vignoble créé cette année qui attirera les cigales stridulantes.
La Salle "Les MONTAGNARDS".
Ses Comédiens et ses Chanteurs (Sosoye, Falaën, Maredret).
Ses artistes : Peinture et Musique.
Relais gastronomique.
Son Cross-Country annuel.
Ses promenades.
Son Châeau du Chesselet.
SERVILLE
Le Flavion, le Ruisseau de la Closière, le ruisseau de Ftroule.
Ses étangs.
Son Eglise située au milieu du village entre Serville, Fter et Ostemerée.
Son passage guéable et carrossable.
Sa statue de Saint-Walhère.
Ses Fermes de Bois-le-Couvert, de Fter, de la Chapelle, d'Ostemerée.
Son ancienne chaussée romaine.
Sa promenade sauvage entre Serville et Weillen le long du Flavion.
Son point de vue à l'altitude 280 entre dans le triangle des routes de Serville, Fter et Weillen.
Son chemin de terre de la Grotte N. D. de Lourdes vers Gérin.
Son équipe de Balle-Pelote.
FLAVION
Le Flavion. Deux ruisseaux venant du chemin de Dinant coulant parallèlement venant se jeter dans le Flavion à l'ouest du village. Le Ruisseau du Fond des Neujis venant du Bois de Rosée et rejoignant le "Flavion" en aval du Moulin. Le Ruisseau du Bultia.
Eglise datant du siècle dernier.
Cimetière gallo-romain mis à jour en 1855, appelé Cimetière des Iliats.
Sa Tour carrée, vestige d'un ancien Château féodal. Style gothique à deux étages. Epaisseur des murs : trois mètres.
Sa chaussée de Dinant, ancienne chaussée romaine de Bavay à Trèves.
Son Moulin.
Son Trou des Nûtons.
Ses étangs de pêches à la naissance du Bihoude.
Son champ de bataille de mai 1940. Grande bataille de Tanks.
Ses Biert très vastes et battus par le vent.
Ses fermes de Biert-L'Abbé, de la Hayée, du Château.
Son Centre Evangélique. Sa Maison d'Editions.
Son Château.
Anciennes carrières et sablonnières.
Sa promenade sauvage le long du Flavion en aval du Moulin.
Ses Chalets le long du Flavion.
Son kiosque à musique.
MAREDRET
La Molignée et le Ru de la Haie des Sarts.
Eglise de 1849.
Abbaye de Dames Bénédictines (1900) dotée d'une Hôtellerie.
Un ancien moulin (1744).
Deux Galeries d'Art.
Musée de la vie rurale de jadis.
Des relais gastronomiques.
Un terrain de camping.
Une auberge de jeunesse et un gîte d'étape.
Une Librairie.
Une pisciculture.
Village artisanal :
Céramique d'Art.
Imagerie d'Art et Miniatures.
Sculpture.
Vannerie.
Ebénisterie.
Ferronnerie.
Tapisserie d'Art.
Broderie d'Art.
Broderie religieuse.
Sujets formés de petits galets coulés sur béton.
Stages de vacances chez les Artisans.
Nombreux sentiers touristiques.
1973 Année des Abbayes.
Pélerinage à Notre-Dame de Grâce.
Pélerinage à Saint-Hilaire.
Equipe de Balle-Pelote.
Son Groupe de Scouts.
WARNANT
La Molignée, le Ruisseau du Bâti.
Eglise datant du siècle dernier.
Sa Fontaine Sainte-Adèle. (Pélerinage très suivi : 1er dimanche de juillet).
Son Usine de cuivre de Moulins (1863).
Sa Troupe de Théâtre wallon très renommée. Ses Comédiens passent souvent sur les antennes du 2e programme de la R.T.B. (le vendredi à 20 heures). Le 31 décembre dernier, ils passaient au petit écran dans "Li lette do novel an" du regretté Arthur Masson.
Ses relais gastronomiques.
Sa très ancienne forge située le long de la Molignée à mi-chemin entre les "Marronniers" et le Château de Moulins (1850).
Ses projets de camping sur l'ancienne assiette de la gare de formation de Warnant.
Son dancing, bar, cafétaria.
Ses anciennes carrières.
Son ancienne assiette de la ligne de tram Warnant-Bioul.
Ses fermes de Hèneûmont, de Côrbais, de Moulins, d'Ohet.
Son munument au Lieutenant du Génie de Wespin. Cet Officier mourut en héros le 11 mai 1940 en provoquant le sautage du Pont d'Yvoir alors que des tanks allemands roulaient déjà sur le tablier.
Son Château non loin de la Villa des Lapins (E CREUTE).
Sa Maison de Pierres.
Son équipe de Balle-Pelote.
Son lieu résidentiel "Les EBRULETS" (de 900 à 1500).
Sa ferme de Moulins est une ancienne Abbaye dont l'architecture est encore très visible.
Le Tourisme en milieu rural
Atout économique de notre région.
I. UN MARCHE EN PLEINE CROISSANCE.
Dans le cadre de la nouvelle programmation des conventions collectives, les délégués syndicaux et ceux de la F.E.B. (Fédération des Entreprises de Belgique) ont, tout récemment, confronté leurs vues et leurs prétentions de caractère social. Si des divergences ont surgi au sujet du taux du salaire mensuel minimum, un accord complet sanctionnait la durée du travail et celle des congés payés. C'était la réduction progressive des prestations hebdomadaires (42 heures en 1973, 41 en 1974 et 40 en 1975) et simultanément l'accroissement de la durée des congés payés (3 semaines et 2 jours en 1973 et 4 semaines en 1975).
Dans le même ordre d'idées, il est intéressant de lire "Les 40.000 heures" de Jean Fourastié (Editions Denoel-Gonthier 1972). Ce livre porte en sous-titre "Le travail d'une vie, demain". L'Auteur prévoit que, dans un proche avenir, l'homme ne travaillera pas plus de 30 heures par semaine, 40 semaines par an et 35 années toute sa vie. Soit : 30 X 40 X 35 = 42.000 heures. Comparez ces chiffres avec l'optique de 1975 (40 heures par semaine, 4 semaines de congés payés) et en supposant que l'on travaille 40 ans. Cela donnerait 40 X 48 X 40 = 76.800 heures. Il y a du pain sur la planche pour les futures conventions collectives.
En février de cette année, s'est créé à Bruxelles la C.E.S. (Confédérations Européenne des Syndicats) regroupant quelque 29 millions d'affiliés au sein de 14 pays d'Europe. Ce vaste groupe de pression ambitionne de "programmer" pour 1980 la semaine de 4 jours de travail (rejoignant ainsi les prévisions de Fourastié) et l'étalement démocratique des vacances.
Ces perspectives nous offrent là une occasion unique de saisir la balle au bond et de rechercher, dès maintenant, de concert avec les représentants des pouvoirs publics locaux, une politique nouvelle dans l'orientation à donner aux secteurs du Tourisme, des Vacances et des Loisirs. Retroussons nos manches pour "revaloriser" une région "économiquement sous-développée". De STAVE à WARNANT, d'ANTHEE à BIOUL, nous devons voir surgir prêts à se découvrir une vocation de promotteur de Loisirs et de Vacances. Un marché de "plein-devenir", générateur d'emplois nouveaux se trouve à notre portée.Tirer parti de toutes les ressources touristiques - souvent méconnues - l'ensemble de nos deux vallées du Flavion et de la Molignée, voilà l'objectif que nous devons nous efforcer d'atteindre.
II. LA "MOLIGNEE" et le "FLAVION" : REGIONS VERTES ET RURALES ET DE L'EAU PURE.
Nos villages se pelotonnent autour du point de jonction des trois arrondissements administratifs de la province au lieu-dit des BIERT, plateau battu par les vents et parsemé de fermes isolées, jetées çà et là au gré des partages de vastes étendues de "terre". Les BIERT d'Ermeton (Namur), de Falaën (Dinant) et de Flavion (Philippeville).
Ses habitants doivent prendre conscience de leur appartenance à une même région touristique que traversent de charmants ruisseaux : la Molignée et le Flavion.
Régions pratiquement inviolées par le secteur secondaire de l'économie (Industries) - et elles doivent absolument le rester - la "Molignée" et le "Flavion" se présentent sous un relief tour à tour plat, ondulé et accidenté où alternent bois et cultures et permettent de découvrir et de re-découvrir le milieu rural.
La forêt est sillonnée d'innombrables ruisselets qui jasent sous les feuillées, bruissent sous les cailloux et creusent de ravissants vallons.
Partout, l'eau de la distribution accuse une extrême pureté, car elle provient exclusivement de captations de sources à l'abri de toutes pollutions.
III. DEUX SOUS-REGIONS : PROBLEME. COMPLEMENTARITE A TROUVER : SOLUTIONS.
Nou subdiviserons nos villages et nos vallées en deux sous-régions. La première court le long de la Molignée d'Ermeton-sur-Biert à la Gare de Warnant. La seconde, c'est tout le restant ou à peu près 80 % de l'ensemble. Elle constitue le noeud du problème.
La beauté naturelle du site, la fraîcheur ombragée des sous-bois, le charme des méandres de la rivière, tels étaient les atouts touristiques majeurs de la Molignée d'Ermeton-sur-Biert à Warnant. Au bon vieux temps de l'entre-deux-guerres, c'est là que s'est implantée une chaîne d'hôtels, de restaurants et d'auberges à proximité des gares (Denée, Falaën, Warnant) d'où débarquaient alors des touristes privilégiés en quête de repos à la campagne.
Depuis la fin de la guerre jusqu'à nos jours, la timide infrastructure de jadis a pris de plus en plus d'extension. Venaient notamment s'y insérer des étangs de pêche, des entreprises piscicoles, des terrains de camping, des auberges de jeunesse, de nouveaux relais gastronomiques et, last but not least, le Vignoble de Sosoye appelé à devenir un second Torgny. De nombreux parking de pique-nique sont venus tout récemment jalonner la route de la vallée qui fut élargie et reçut un nouveau revêtement. L'ensemble exerce bien sûr un irrésistible attrait sur le vacancier et l'invite tout naturellement à s'y arrêter ou à s'y fixer.
En marge de cette sous-région pittoresque, il y a l'autre que se partagent STAVE, BIESMEREE, CORENNE, ROSEE, FLAVION, FALAEN-VILLAGE, MORVILLE, WEILLEN, GERIN, ANTHEE, SERVILLE, HAUT-LE-WASTIA, WARNANT, SALET, BIOUL, DENEE-VILLAGE. Elle offre certes un aspect plus austère, mais elle recèle cependant des coins et recoins charmants qui mériteraient d'être mis en évidence.
C'est un problème assurément à saisir à bras-le-corps. Comment ? Tous les goûts sont dans la nature. Il est possible de trouver des "clients adaptés". Une "complémentarité" s'impose, il faut imaginer et susciter des "attractions de loisirs et de vacances" là où la nature s'est révélée moins généreuse dans la distribution de ses "appas". A partir d'un inventaire touristique des curiosités, méconnues parfois des autochtones, une chaîne hôtelière doit se constituer, dans le cadre de la loi sur l'expansion économique (Loi Leburton) par la création de gîtes ruraux.
Ouvrons ici une parenthèse. Les petites et moyennes exploitations agricoles (de 10 à 25 Ha.) se trouvent confrontées devant le problème angoissant de leur rentabilité. Celle-ci s'amenuise au fil des années en regard de celle des "grands" de l'agriculture qui, seuls, sont en mesure de supporter des investissements très onéreux. Il y a donc là un manque à gagner et qui devrait inciter les petits et moyens agriculteurs à transformer leur ferme en "gîte rural". Fermons la parenthèse.
Le "gîte rural" est une reconversion partielle d'une petite ou moyenne exploitation agricole en séjour pour vacanciers. La ferme se mue insensiblement en "hôtel-restaurant - bar". Reconversion partielle, disions-nous, car la production de viande, lait, beurre, fromage, légumes, pommes de terre, fruits, etc. doit être maintenue dans la mesure où elle est nécessaire à la "gastronomie de la Maison" et aux "provisions" de produits frais et sains de la campagne qu'emporteront les hôtes au terme de leur séjour.
Ces "Cultivateurs-Hôteliers" rehausseraient leur crédit et leur prestige auprès de leurs hôtes, si, dans leurs "terres", ils proscrivaient l'épandage d'engrais artificiels et de pesticides et s'ils ne recourraient pas à des produits "hormonaux" pour l'alimentation de leur bétail (Cfr : "C'est la nature qui a raison" de Maurice Messegué. En lisant ce livre, on découvre une série de conseils et de recettes pratiques permettant au bien portant comme au malade d'extraire de la nature toutes les ressources pour sa santé et son bonheur). Produire "naturel" et respirer l'air pur de nos campagnes seraient attirer dans ses filets de nombreux vacanciers soumis chez eux à un environnement de pollutions.
Et pendant que le futur "patron" de gîte rural "rumine" sa reconversion et qu'il suppute les aides financières que la loi peut lui accorder, pourquoi n'élargirait-il pas ses horizons en s'adjoignant un manège ou une écurie de chevaux de selle (entre 10 et 20). L'équitation est un sport qui gagne les faveurs des vacanciers. Elle a même tendance à se démocratiser. (Cfr : le "POURQUOI PAS ? du 22 février 1973 - Que devient le cheval belge ?). Par monts et par vaux, les promenades équestres amènent la détente de l'esprit, assouplissent le corps et invitent à re-découvrir la nature là où elle offre son aspect le plus sauvage.
Les gîtes ruraux sont appelés à jouer le rôle de détonateur "touristique" comme le firent jadis les premiers restaurants aux abords des gares de la Molignée. Une "complémentarité" deviendra "réalité" : d'un côté, une chaîne hôtelière traditionnelle, de l'autre, des gîtes ruraux offrant ainsi un caractère d'homogénéité touristique à l'ensemble de notre région.
IV. QUELQUES IDEES EN VRAC POUR L'ENSEMBLE DE NOS DEUX VALLLEES.
La matière première la plus nécessaire pour les vacances n'est plus seulement la beauté de la nature, mais l'ingéniosité et la capacité de l'accueil.
A cet égard, des relations amicales doivent se nouer entre les hôtes et la population de nos villages. Un Comité local réunissant des représentants des pouvoirs publics, les autorités morales et spirituelles, les éléments les plus dynamiques de la vie locale (les Jeunes surtout) devrait assurer la mission de "Public Relation". S.S.S. Serviabilité, Sourire, Sympathie, tel devrait être leur slogan.
Il faut absolument proscrire la mentalité "d'exploiter" le touriste ou le vacancier.
Attirer durant tous les week-end le maximum de résidents secondaires de façon à augmenter les débouchés locaux.
Favoriser une implantation intelligente de résidences secondaires (lotissements) accroissant ainsi la population et animant la vie locale.
Décoration florale artistique des fenêtres et des jardinets.
Interdiction des avertisseurs sonores, sauvegarde du silence, pas de tapage nocturne, pas de mobylettes ni de voitures pétaradantes?
Propreté permanente des agglomérations et entretien méticuleux des installations.
Protection du patrimoine artistique et naturel, respect de la propriété privée (dans les champs et dans les bois surtout), self-éducation, bacs à ordures, éduction du touriste à utiliser ces bacs.
Séances audio-visuelles de la vie rurale et du tourisme de la région en utilisant, à cette fin, nos nombreuses salles de Stave, Corenne, Flavion, Biesmerée, Ermeton-sur-Biert, Maredret, Denée, Sosoye, Falaën, Warnant, Bioul, etc.
Visiter les Centres culturels : Abbayes de Maredsous et de Maredret, le Village artisanal de Maredret, son Musée de la vie rurale, ses salles d'exposition, les Amis de Montaigle, à Falaën, le Château-Ferme de Falaën, les Ruines de Montaigle, etc.
Sentiers et chemins touristiques à flécher, à baliser, à numéroter pour les promenades à pied, à cheval, en vélo.
Panneaux à planter en des endroits appropriés des villages reprenant le plan des environs, les curiosités à visiter, les sentiers et chemins ci-dessus.
Bancs et tables rustiques en des endroits paisibles ou en de ravissants "points de vue" et destinés aux pique-niqueurs ou au promeneurs.
Cours d'observation de la nature, ce que les Anglo-Saxons appellent le "Bird-Watching". Apprendre à observer le vol des oiseaux. Etudier la faune et la flore locales.
Leçons de littérature wallonne. Le Folklore de notre région.
Stages chez nos artisans. Cela se fait déjà à Maredret.
Jeux improvisés ou organisés dans les terrains de camping, les auberges de jeunesse, etc.
Terrains de jeux pour adolescents et adultes (tennis, volley-ball, basket-ball, badminton, etc.).
Terrains de jeux pour enfants (aire sablée, manèges, balançoires, toboggans, etc.).
Bassins de natation. Il en existe un à Falaën-Village.
Locaux couverts à la disposition des jeunes pour les jours de pluie (ping-pong, discothèque, jeux divers, etc.).
Créer un petit "train touristique" portant une jeep sous les traits d'une locomotive tractant deux remorques en forme de wagons et circulant à travers le réseau routier empierré et macadamisé de toute la région. (Cfr : NISMES).
Revenir aux chars à banc du siècle dernier tirés par deux chevaux et empruntant les chemins cahotants, les ornières profondes de chemins de terre et à travers bois. Il y a là tout un romantisme à retrouver.
Voilà quelques idées jetées en vrac. Découvrez-en d'autres, cher lecteur, nous nous empresserons de les publier dans notre prochain numéro.
V. ELARGISSEMENT DU SYNDICAT D'INITIATIVE ?
Pour répondre avec pertinence aux nouveaux besoins touristiques de toute notre région - nous en avons cité quelques-uns au chapitre précédent - peut-être, le Syndicat d'Initiative de la Molignée devrait-il élargir son audience ?
Actuellement, au sein de son Comité, seuls sont représentés les villages de Warnant, Falaën, Sosoye, Denée, Maredret et Furnaux.
N'aurait-il pas un caractère plus représentatif s'il voyait venir à lui des hommes et des femmes dynamiques d'autres villages prêts à coopérer dans l'intérêt de nos deux vallées, le Flavion et la Molignée ?
Des idées seraient échangées dans le concret, le vécu, les problèmes de chacun des villages. Les discussions, qui en résulteraient, permettraient alors de déboucher sur des solutions pratiques qui seraient aussitôt mises en chantier. Qu'en pensez-vous, cher lecteur ?
VI. CONCLUSIONS
Au fil des années, les vacances et les loisirs deviendront un besoin vital et iront en "s'amplifiant". Ils permettront à chacun de retrouver chez autrui d'autres types de relations que celles de ses contingences quotidiennes. Il y a non seulement un marché économique à créer et à conquérir, mais aussi un climat social à faire surgir et à développer entre les vacanciers et la population de chez nous. Un brassage d'idées crée de nouvelles mentalités : on se rend compte que d'autres pensent autrement et cela augure des relations d'un type nouveau.
A partir du moment où notre région se découvre des promoteurs dynamiques, accueillants, soutenus efficacement par les pouvoirs publics locaux, où elle devient attirante en assurant aux vacanciers la certitude qu'il fait bon vivre chez nous, elle deviendra ipso facto un pôle de développement du tourisme.
De nombreux et nouveaux emplois surgiront : librairies, agences de banque, agences de tourisme et de renseignements, coiffeuses, maîtres d'équitation, maîtres d'attelage, garçons d'écurie, selliers, bottiers, maréchaux-ferrants, artisans de tous genres, toutes les professions gravitant dans l'orbite de l'hôtellerie traditionnelle et des gîtes ruraux, les petits commerces statiques et ambulants plus florissants, les professions libérales plus à la tâche (médecins, pharmaciens, garagistes, etc.).
Notre région doit devenir une "ruche" bourdonnante de mouvements et d'activités économiques et culturelles. Ainsi, le développement touristique de nos deux vallées suffira presque à lui seul à "revaloriser" tous nos villages leur évitant un chômage tant redouté en cette période d'inflation galopante. Nous devons le vouloir et tout de suite.
Bibliographie : Tourisme et milieu rural par Henri de FARCY et Philippe de GUNZBOURG. Coll. "La Terre". Editions Flammarion.
10-3-1973
A. JADOT.
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La vie rurale à la belle époque
Le tirage au sort.
En cet heureux temps qui précéda le XXe siècle, il n'y avait pas de projet V.D.B. sur la réforme de l'armée, mais on ne connaissait que le tirage au sort. Les futurs conscrits tiraient un "mauvais numéro" ou un "bon" pour faire leur service militaire ou en être exemptés.
L'inscription se faisait vers la Noël et le Tirage au sort avait lieu en février à Saint-Gérard.
Le téléphone n'existait pas, c'était un "gamin-coursier" (l'école n'était pas obligatoire) qui, essoufflé, ramenait les bonnes et les mauvaises nouvelles. Alors se préparait la réception des conscrits. Les hommes s'affublaient de casquettes drôles et de cocardes bariolées. Tambours en tête, toute la population de Maredret accueillait le retour des conscrits. Une fête s'improvisait. De ménage en ménage, la crêpe sautait sur la poêle. Les réjouissances duraient de 5 à 6 jours.
Une guimbarde en 1904.
Aux environs de 1904, je me rappelle l'arrivée de la première auto au château de Maredsous (l'actuel château occupé par le comte de Beaucourt). Le pilote de cette auto n'était autre que Monsieur Benoît Desclée de Maredsous. En montant la côte de Maredsous, il tomba en panne et dû faire appel à une paire de boeufs qui firent office de Touring Secours en tractant le véhicule en panne jusqu'à l'Abbaye de Maredsous.
L'instruction et la tirelire. Un vélo.
En ce temps-là, les enfants n'étaient pas tenus de fréquenter l'école primaire. Mais à Maredret, Monsieur Benoît Desclée voulait que nous apprenions quelque chose. A cette fin, les gamins se rendaient chez lui et il nous faisait copier l'Evangile. C'était l'école dominicale.
Quand l'école était terminée, Monsieur Benoît Desclée nous engageait à l'épargne. Les intérêts étaient payés sur-le-champ, et à un taux très intéressant. Chaque fois qu'on glissait un centime ou cinq centimes ,dans sa tirelire, la même somme était introduite par Monsieur Benoît. Si le montant épargné atteignait 9 centimes ou 90 centimes ou 9 francs, Monsieur Benoît arrondissait sa mise en 10 centimes, un franc, dix francs.
Ainsi, je pus acquérir un vélo qui me coûta 225 francs. Il pesait entre 18 et 20 kilos et avait un pignon fixe. Vu mon poids plume, j'éprouvais des difficultés quand je devais freiner en descente. Que ferait Eddy Merckx avec un tel vélo pour grimper ou descendre le Tourmalet ou le Galibier ?
En ce temps-là, pour être propriétaire d'un vélo, il fallait justifier un déplacement d'au moins 5 km. de ,chez soi au lieu de travail. On devait s'adresser à la Commune pour avoir une plaque ouvrier qui coûtait un franc. Pour les autres plaques, qui coûtaient 10 francs, on devait se rendre à Fosses.
L'acquisition d'un vélo me permit de gagner une heure et demie, par jour sur le trajet que je faisais aupa1'avant à pied. Tous les jours, je me rendais initialement à pied à la ferme du Bois-le-Couvert à Serville, distante de 6 km. de chez moi. Le travail commençait à 6 heures du matin. Je devais partir, par tous les temps, à 4 h. 30. Le vélo me fit ainsi partir vers 5 h. 15.
La suite au prochain numéro.
Maxi Selek, Maredret.
15-3-1973